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    Anxiété de performance sexuelle :

     comprendre la pression et retrouver une sexualité plus libre

    Anxiété de performance sexuelle :

     comprendre la pression et retrouver une sexualité plus libre

    La sexualité, bien qu’inscrite dans la nature humaine, est profondément façonnée par des normes, des injonctions et des croyances. L’hypersexualisation des productions culturelles ainsi que certaines croyances alimentent une série d’exigences autour de la sexualité. 

    Chez les hommes, ces attentes concernent notamment l’érection, la pénétration, la durée du rapport, la satisfaction de la partenaire ou encore l’apparence du sexe. La sexualité se charge d’enjeux multiples. Peu à peu, elle cesse d’être un lieu de connexion pour devenir un terrain de contrôle et d’évaluation.

    Cette logique de performance ne se limite pas à la sexualité. Elle traverse l’ensemble de la vie masculine : le couple, les relations entre hommes et femmes, la famille, le rapport au corps, le travail, les loisirs ou encore le sport. 

    Si ce texte s’attardera principalement sur la performance masculine, quelques éléments seront également consacrés à la performance féminine. 


    L’anxiété de performance : quand la sexualité devient un “enjeu”

    L’anxiété de performance sexuelle désigne une pression liée au sentiment de devoir "réussir" sa sexualité. Les critères sont entre autres construits sur la pornographie, les modèles de virilité véhiculés par les films, les séries ou les figures du "super-héros" masculin. En répondant à ces attentes, la personne cherche souvent à confirmer sa valeur. Cette valeur est confirmée par le désir de l'autre. 

    La sexualité devient alors un espace d’autoévaluation où l’on tente de prouver sa valeur aux autres, mais surtout à soi-même, à partir de critères extérieurs. L'anxiété de performance est caractérisée par :

    • La peur de ne pas "assurer" ou "assumer",
    • L’anticipation de l’échec, notamment en cas de trouble de l'érection ou de l'éjaculation)
    • Une focalisation excessive sur l’érection,
    • Une perte de spontanéité, les gestes étant guidés par la recherche d’un résultat plutôt que par le ressenti,
    • Une difficulté à vivre pleinement l’expérience et s'abandonner au plaisir.

    Beaucoup décrivent une hyperactivité mentale pendant l’intimité et des pensées intrusives. Ces pensées indiquent un décentrement : on n’est plus véritablement dans l’expérience (acteur), mais dans une observation spectatrice de ce qui se passe — ou de ce qui devrait se passer.


    Le cercle vicieux de la performance

    Une fois installée, l’anxiété de performance a tendance à s’auto-renforcer. Après une difficulté ponctuelle — perte d’érection, difficulté à jouir, absence de désir, impossibilité à se détendre — une appréhension peut s’installer.

    Cette anticipation crée une tension intérieure avant même le rapport sexuel. Pendant l’acte, l’attention se focalise sur le fonctionnement du corps. Au lieu d'être habité, le corps est contrôlé, ce qui éloigne d'autant plus du plaisir et renforce potentiellement certaines difficultés sexuelles.

    L'anxiété de performance impacte donc la confiance en soi (et c'est d'ailleurs dans le manque de confiance et d'amour de soi qu'elle s'enracine), poussant parfois certains à éviter les rapports sexuels, les moments d’intimité ou même certaines situations de proximité affective.


    Les différentes dimensions de la sexualité

    La problématique de l'anxiété de performance souligne donc à quel point le mental peut être un frein à l'abandon du corps. Elle souligne également comment la sexualité est multidimensionnelle, à la fois physique, émotionnelle et mentale. Elle peut se vivre sur tous ces plans, ce qui ouvre le champ des possibles en termes de vécus érotiques.

    Lorsqu’une personne est envahie par des pensées intrusives, une auto-observation constante, la peur du jugement, le besoin de contrôler ou une forte anxiété intérieure, c'est le mental et les émotions (de peur) qui prennent le dessus et étouffent les autres dimensions.

    Certaines personnes décrivent alors la sensation d’être "dans leur tête" pendant les rapports sexuels, de ne pas parvenir à lâcher-prise. Et pour cause : la sexualité est alors déconnectée du corps. C'est pourquoi les personnes en hypervigilance ont plus de difficultés à s'abandonner au plaisir sexuel.

    La sexualité, bien qu’inscrite dans la nature humaine, est profondément façonnée par des normes, des injonctions et des croyances. L’hypersexualisation des productions culturelles ainsi que certaines croyances alimentent une série d’exigences autour de la sexualité. Chez les hommes, ces attentes concernent notamment l’érection, la pénétration, la durée du rapport, la satisfaction de la partenaire ou encore l’apparence du sexe. Ce qui pourrait être un moment de rencontre et de partage devient alors un espace de tension, d’anticipation et de pression intérieure. La sexualité se charge d’enjeux multiples : il ne s’agit plus seulement de vivre une expérience intime, mais de la « réussir ». Peu à peu, elle cesse d’être un lieu de connexion pour devenir un terrain de contrôle et d’évaluation.

    Cette logique de performance ne se limite toutefois pas à la sexualité. Elle traverse l’ensemble de la vie masculine : le couple, les relations entre hommes et femmes, la famille, le rapport au corps, le travail, les loisirs ou encore le sport. Dès l’enfance, les garçons sont confrontés à des attentes de réussite et de performance, que ce soit dans l’éducation, à l’école ou dans les relations intermasculines.

    L’anxiété de performance sexuelle concerne autant les hommes que les femmes. Si ce texte s’attardera principalement sur la performance masculine, quelques éléments seront également consacrés à la performance féminine spécifiquement. Derrière cette anxiété se cache souvent une crainte plus profonde : celle de ne pas être à la hauteur, de ne pas suffire, de décevoir ou de perdre le lien avec l’autre.


    L’anxiété de performance : quand la sexualité devient un “enjeu”

    L’anxiété de performance sexuelle désigne une pression liée au sentiment de devoir "réussir" sa sexualité. Les critères de cette réussite sont largement influencés par les croyances collectives et les représentations culturelles : la pornographie, bien sûr, mais aussi les modèles de virilité véhiculés par les films, les séries ou les figures du "super-héros" masculin. En répondant à ces attentes, la personne cherche souvent à confirmer sa valeur en tant qu’homme — ou femme. Cette valeur est confirmée par le désir de l'autre. 

    La sexualité devient alors un espace d’autoévaluation où l’on tente de prouver sa valeur aux autres, mais surtout à soi-même, à partir de critères extérieurs. L'anxiété de performance est caractérisée par :

    • La peur de ne pas "assurer" ou "assumer",
    • L’anticipation de l’échec, notamment en cas de trouble de l'érection ou de l'éjaculation)
    • Une focalisation excessive sur l’érection, l’orgasme ou les réactions du corps,
    • Une perte de spontanéité, les gestes étant guidés par la recherche d’un résultat plutôt que par le ressenti,
    • Une difficulté à vivre pleinement l’expérience et à s'abandonner au plaisir, dans le présent et depuis l’intérieur de soi.

    Beaucoup décrivent une hyperactivité mentale pendant l’intimité et des pensées intrusives : "Est-ce que je vais réussir à assurer, est-ce que je vais parvenir à lâcher prise, est-ce qu’elle est satisfaite, est-ce que je suis suffisamment séduisante ?". Ces pensées indiquent un décentrement : on n’est plus véritablement dans l’expérience (acteur), mais dans une observation spectatrice de ce qui se passe — ou de ce qui devrait se passer.


    Le cercle vicieux de la performance

    Une fois installée, l’anxiété de performance a tendance à s’auto-renforcer. Après une difficulté ponctuelle — perte d’érection, difficulté à jouir, absence de désir, impossibilité à se détendre — une appréhension peut commencer à s’installer.

    Cette anticipation crée une tension intérieure avant même le rapport sexuel. Pendant l’acte, l’attention se focalise sur le fonctionnement du corps plutôt que sur les sensations ou le plaisir. Au lieu d'être habité, le corps est contrôlé, ce qui éloigne d'autant plus des sensations de plaisir et renforce potentiellement certaines difficultés (absence d'érection, éjaculation précoce ou éjaculation retardée, anorgasmie, etc.), et le cercle vicieux est mis en place.

    L'anxiété de performance impacte donc la confiance en soi (et c'est d'ailleurs dans le manque de confiance et d'amour de soi qu'elle s'enracine), poussant parfois certains à éviter les rapports sexuels, les moments d’intimité ou même certaines situations de proximité affective.


    Les différentes dimensions de la sexualité

    La problématique de l'anxiété de performance souligne donc à quel point le mental peut être un frein à l'abandon du corps. Elle souligne également comment la sexualité est multidimensionnelle, à la fois physique, émotionnelle, mentale, et spirituelle pour ceux qui sont sensibles à cette dimension. Ce qui signifie qu'elle peut se vivre sur tous ces plans, ce qui ouvre le champ des possibles en termes de vécus érotiques.

    Lorsqu’une personne est envahie par des pensées intrusives, une auto-observation constante, la peur du jugement, le besoin de contrôler ou une forte anxiété intérieure, c'est le mental et les émotions (de peur) qui prennent le dessus et étouffent les autres dimensions.

    Certaines personnes décrivent alors la sensation d’être "dans leur tête" pendant les rapports sexuels, de ne pas parvenir à lâcher-prise. Et pour cause : la sexualité est ici déconnectée du corps. C'est pourquoi certaines personnes en état d'hypervigilance (dans leurs relations, leur couple, de part leur travail, etc.), ont plus de difficulté à s'abandonner au plaisir sexuel, parce que le mental les en empêche. 

    La sexualité perd alors sa dimension expérientielle, sensorielle et spontanée. Plus le mental prend de place, plus les sensations peuvent sembler lointaines ou difficiles d’accès. 

    Découvrir les articles sur la performance sexuelle...

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    Le fait qu’un homme fasse passer au premier plan son image sociale au détriment de son propre bonheur est révélateur de la pression hors norme qu'il subit.

    Pourquoi je perds mon érection avec ma partenaire ?
    Anxiété de performance chez l'homme : causes, symptômes et solutions pour retrouver confiance
    Blessure narcissique, confiance en soi et sexualité : 
    honte, désir et besoin de validation

    Anxiété de performance sexuelle : comprendre la pression chez les hommes 

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    Anxiété de performance sexuelle : comprendre la pression chez les hommes 

    Corps, désir et perte de spontanéité

    L’anxiété de performance modifie les fonctionnements du désir et de l'excitation. Le désir est psychique : l'obligation et la pression l'étouffent. L'excitation est physique, c'est l'éveil du corps au plaisir, Lorsqu'un homme vit une anxiété de performance, ces deux versants peuvent être étouffés : il peut constater une diminution du désir spontané, et une lenteur nouvelle dans l'éveil physique de son excitation.

    Ce phénomène souligne à quel point la pression subie par l'homme l'éloigne de qui il est et le focalise sur ce qu'il fait ou produit. Le corps devient une machine à fabriquer du plaisir, une machine à satisfaire, avec son dû d'érection et d'orgasme. L'anxiété manifeste donc un décalage, un décentrement. 

    Retrouver une sexualité vivante et juste implique donc de revenir vers ses sensations et le rythme de son corps, mais aussi vers ses valeurs, ses goûts, ses élans intérieurs. C'est un apprentissage de l'amour de soi et de l'acceptation de soi, et une véritable mise à distance des attendus et impératifs extérieurs.


    Couple et anxiété de performance

    L’anxiété de performance impacte directement la relation de couple. Cela peut résulter en une personne qui exprime peu ce qu'elle ressent, qui communique peu ou sera sarcastique, qui portera beaucoup pour soulager le foyer, qui s'investira beaucoup dans son travail. Dans certains cas, cela résulte aussi en des violences conjugales. 

    Sur le plan sexuel, beaucoup craignent de décevoir leur partenaire : un trouble érectile ponctuel peut prendre des proportions importantes, tout comme une absence d'orgasme de la part de la (ou du) partenaire. Certains vont aussi dire oui à tout pour être un bon amant même si l'envie n'y est pas. J'ai reçu dans mon cabinet des hommes (hétérosexuels et homosexuels) qui avaient accepté des pratiques de polyamour, libertinage ou chemsex sans le vouloir vraiment.

    Le silence s’installe souvent autour de la sexualité, parfois par honte (en cas de trouble érectile, éjaculatoire, orgasmique), parfois par peur d'être incompris ou moqué (en cas d'envie non conventionnelle, non "virile"), par peur d'être jugé "coincé" (au point de dire oui alors que c'était non), ou par peur de fragiliser la relation.

    C'est la complicité et la connexion émotionnelle qui sont abimés, or c'est là un socle du couple. Remettre de la communication et de l'empathie est alors la priorité, afin de réunir le couple et de renforcer le lien amoureux.

     Le fait qu’un homme fasse passer au premier plan son image sociale au détriment de son propre bonheur est révélateur de la pression hors norme qu'il subit.

    L’anxiété de performance chez la femme

    Chez les femmes, la sexualité peut devenir un espace de pression, d’autosurveillance et de peur de "mal faire". Cette pression est souvent plus silencieuse et moins visible, parce que beaucoup de femmes sont habituées à être jugées sur leur apparence et leur sexualité dès l'adolescence. L'anxiété de performance sexuelle prend la forme de multiples impératifs :

    • Avoir un corps correspondant aux critères de désirabilité : les réseaux sociaux et les productions culturelles, hypersexualisantes à l'endroit du corps des femmes, font subir cette pression très tôt aux jeunes filles.
    • Atteindre l’orgasme : si possible plusieurs fois, avec un orgasme qui soit "beau à voir" pour l'homme et correspondant aux codes pornographiques.
    • Répondre aux attentes du partenaire ou des hommes,
    • Aimer certaines pratiques et être "libérée" sexuellement : beaucoup de jeunes femmes acceptent des pratiques sexuelles qu'elles n'aiment pas parce que leur compagnon, consommateur de pornographie, insiste pour qu'elles s'y conforment.   

    Autre point d'importance : ces performances doivent sembler naturelles et répondre à des attentes précises. La beauté doit être naturelle (maquillage et chirurgie la rendront "superficielle") ; la désirabilité et la disponibilité sexuelles doivent être présentes mais détachées ; la liberté sexuelle ne doit pas être excessive. Ces paradoxes créent une pression de performance importante, et nourrissent une rivalité entre femmes.

    La sexualité devient un espace de performance dans lequel la femme a un rôle à tenir. La pression autour de l’orgasme est parfois involontairement accentuée par le partenaire qui interprète celui-ci comme "preuve" de ses propres capacités sexuelles. L’absence d’orgasme peut alors être vécue comme un échec personnel ou relationnel. 

    Les femmes ayant grandi avec des figures masculines absentes ou dysfonctionnelle (complexe d'Œdipe non réalisé) et ayant donc une carence de validation masculine, sont plus à risque de développer une anxiété de performance. 


    Quand consulter ?

    Il est utile de consulter lorsque :

    • La peur de "ne pas assurer" devient régulière,
    • La sexualité est vécue comme une source de stress, 
    • Des blocages sexuels, hontes et croyances apparaissent (sur le plan psychique, psychologique, physique ou émotionnels) 
    • Des troubles érectiles, troubles de l'éjaculation (éjaculation précoce, retardée ou anéjaculation), une anorgasmie reviennent régulièrement,
    • La confiance en soi est fragilisée ou un discours intérieur négatif se met en place,
    • Le désir ou le plaisir diminuent,
    • Lorsque la relation de couple est impactée.


    Je vous accompagne en cabinet à Lyon 3 ou en visio pour comprendre l’anxiété de performance sexuelle, apaiser la pression intérieure et retrouver une sexualité plus libre, vivante et incarnée. 

    Prendre rendez-vous

    Corps, désir et perte de spontanéité

    L’anxiété de performance, parce qu'elle impacte le mental et le corps, modifie les fonctionnements du désir et de l'excitation. Le désir est psychique, c'est un élan vivant. L'obligation et la pression étouffent le désir, qui par essence est une envie libre et curieuse. L'excitation est physique, c'est l'éveil du corps au plaisir, notamment les zones érogènes et génitales. Lorsqu'un homme vit une anxiété de performance, ces deux versants peuvent être étouffés : il peut alors constater une diminution du désir spontané, et une lenteur nouvelle dans l'éveil physique de son excitation.

    Ce phénomène souligne à quel point la pression subie par l'homme l'éloigne de qui il est et le focalise sur ce qu'il fait ou produit. Le corps devient une machine à fabriquer du plaisir, une machine à satisfaire, avec son dû d'érection, son dû d'orgasme. C'est là qu'une dissociation s'opère entre le sujet et son corps, tout simplement parce que sa sexualité ne se déploie pas à partir de qui il est, mais à partir de qui la société veut qu'il soit. L'anxiété manifeste donc un décalage, un décentrement. 

    Retrouver une sexualité vivante et juste implique donc de revenir vers ses sensations et le rythme de son corps, mais aussi vers ses valeurs, ses goûts, ses élans intérieurs. C'est un apprentissage de l'amour de soi et de l'acceptation de soi, et une véritable mise à distance des attendus et impératifs extérieurs.


    Couple et anxiété de performance

    L’anxiété de performance impacte également la relation conjugale lorsque l'homme concerné est en couple. Ces impacts ne sont pas que sexuels, car l'anxiété de performance s'étend à tous les domaines de la vie de la personne concernée puisque c'est son regard sur elle-même qui est modifié. Cela peut résulter en une personne qui exprime peu ce qu'elle ressent et qui communique peu, qui sera peut-être sarcastique, qui portera beaucoup pour soulager le foyer, qui s'investira beaucoup dans son travail. Dans certains cas, cela résulte aussi en des violences conjugales. 

    Sur le plan sexuel, beaucoup craignent de décevoir leur partenaire ou de ne plus être désirables : un trouble érectile ponctuel peut prendre des proportions émotionnelles très importantes, tout comme une absence d'orgasme de la part de la (ou du) partenaire. Une autre conséquence sera, chez certains, de dire oui à tout pour être un bon amant même si l'envie intérieure n'y est pas. J'ai ainsi reçu dans mon cabinet des hommes (hétérosexuels et homosexuels) qui avaient accepté des pratiques de polyamour, de libertinage et de chemsex, parce qu'ils ressentaient une forme de pression à être "déconstruit" ou "ouvert".

    Le silence s’installe donc souvent autour de la sexualité, parfois par honte (en cas de trouble érectile, éjaculatoire, orgasmique), parfois par peur d'être incompris ou moqué (en cas d'envie non conventionnelle, non "virile"), par peur d'être jugé "coincé" (au point de dire oui alors que c'était non), ou par peur de fragiliser la relation.

    Une distance peut alors se créer entre les partenaires, nourrie de frustrations et de tensions implicites. La complicité et la connexion émotionnelle sont le socle de l'intimité du couple. Remettre de la communication et de l'empathie est alors la priorité, afin de réunir le couple et de renforcer le lien amoureux. Que


    L’anxiété de performance chez la femme

    Chez les femmes aussi, la sexualité peut devenir un espace de pression, d’autosurveillance et de peur de "mal faire". Cette pression est souvent plus silencieuse et moins visible, parce que beaucoup de femmes sont habituées à être jugées sur leur apparence et leur sexualité dès l'adolescence. Chez la femme, l'anxiété de performance sexuelle prend la forme de multiples impératifs :

    • Avoir un corps correspondant aux critères de désirabilité : les réseaux sociaux et les productions culturelles, hypersexualisantes à l'endroit du corps des femmes, font subir cette pression très tôt aux jeunes filles.
    • Atteindre l’orgasme : si possible plusieurs fois, avec un orgasme qui soit "beau à voir" pour l'homme et correspondant aux codes pornographiques.
    • Répondre aux attentes du partenaire ou des hommes,
    • Aimer certaines pratiques et être "libérée" sexuellement : beaucoup de jeunes femmes acceptent des pratiques sexuelles qu'elles n'aiment pas parce que leur compagnon, consommateur de pornographie, insiste pour qu'elles s'y conforment.   

    Autre point d'importance : ces performances doivent sembler naturelles et répondre à des attentes précises. La beauté doit être naturelle (maquillage et chirurgie la rendront "superficielle") ; la désirabilité et la disponibilité sexuelles doivent être présentes mais détachées ; la liberté sexuelle ne doit pas être excessive. Ces paradoxes créent une pression de performance importante, et nourrissent une rivalité entre femmes.

    La sexualité devient donc, là encore, un espace de performance dans lequel la femme a un rôle à tenir. Pendant les rapports, beaucoup restent actives mentalement : "Est-ce qu’il/elle prend du plaisir, est-ce que je suis suffisamment belle dans cette position, je dois jouir". La pression autour de l’orgasme est parfois involontairement accentuée par le partenaire qui interprète celui-ci comme "preuve" de ses propres capacités sexuelles. L’absence d’orgasme peut alors être vécue comme un échec personnel ou relationnel. 

    Je note brièvement que les femmes ayant grandi avec des figures masculines absentes ou dysfonctionnelle (complexe d'Œdipe non réalisé) et ayant donc une carence de validation masculine, sont plus à risque de développer une anxiété de performance. 

    Retrouver une sexualité plus libre implique donc de sortir de cette logique de performance, d'habiter son corps et sa féminité selon ses propres valeurs, goûts et élans, de revenir progressivement aux sensations, au rythme personnel et à la sécurité émotionnelle.


    Quand consulter ?

    Il peut être utile de consulter lorsque :

    • La peur de "ne pas assurer" devient régulière,
    • La sexualité est vécue comme une source de stress, parfois au point d'éviter les rapprochement,
    • Des blocages sexuels, hontes et croyances apparaissent régulièrement (physiques, psychologiques, émotionnels) apparaissent régulièrement,
    • Des troubles érectiles, troubles de l'éjaculation (éjaculation précoce, retardée ou anéjaculation), une anorgasmie reviennent régulièrement,
    • La confiance en soi est fragilisée ou un discours intérieur négatif se met en place,
    • Le désir ou le plaisir diminuent,
    • Lorsque la relation de couple est impactée.

    Consulter permet de comprendre les mécanismes de pression, de contrôle ou d’anxiété qui se jouent dans la sexualité, afin de retrouver davantage de liberté dans sa sexualité et sa manière d'habiter sa masculinité ou sa féminité.


    Je vous accompagne en cabinet à Lyon 3 ou en visio pour comprendre l’anxiété de performance sexuelle, apaiser la pression intérieure et retrouver une sexualité plus libre, vivante et incarnée. 

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    F.A.Q. 

    Qu’est-ce que l’anxiété de performance sexuelle ?

    L’anxiété de performance sexuelle correspond à une peur de ne pas "réussir" sa sexualité, d'être en échec sur ce plan-là. Elle peut provoquer du stress, une hypervigilance mentale et différentes difficultés sexuelles.

    Comment ne plus avoir peur de l’échec sexuel ?

    En travaillant sur la pression intérieure, le contrôle et la sécurité émotionnelle, il est possible de retrouver une sexualité plus spontanée et apaisée. Un autre aspect fondamental est le travail sur l'amour et l'acceptation de soi.

    Pourquoi je stresse pendant les rapports sexuels ?

    Le stress sexuel peut être lié à la peur du jugement, à des expériences passées difficiles, ou à une forte pression autour de la sexualité.

    L’anxiété peut-elle bloquer l’érection ou le désir ?

    Oui. L’anxiété active des mécanismes de tension et de contrôle, or physiologiquement l'érection est lié à la détente. L'hypervigilance peut donc perturber l'excitation et l'érection.

    Comment retrouver une sexualité sans pression ?

    Retrouver une sexualité plus libre passe souvent par une reconnexion au corps, aux sensations, à la présence, à l'amour de soi et à une sexualité moins centrée sur la performance.

    F.A.Q. 

    Qu’est-ce que l’anxiété de performance sexuelle ?

    L’anxiété de performance sexuelle correspond à une peur de ne pas "réussir" sa sexualité, d'être en échec sur ce plan-là. Elle peut provoquer du stress, une hypervigilance mentale et différentes difficultés sexuelles.

    Comment ne plus avoir peur de l’échec sexuel ?

    En travaillant sur la pression intérieure, le contrôle et la sécurité émotionnelle, il est possible de retrouver une sexualité plus spontanée et apaisée. Un autre aspect fondamental est le travail sur l'amour et l'acceptation de soi.

    Pourquoi je stresse pendant les rapports sexuels ?

    Le stress sexuel peut être lié à la peur du jugement, à des expériences passées difficiles, ou à une forte pression autour de la sexualité.

    L’anxiété peut-elle bloquer l’érection ou le désir ?

    Oui. L’anxiété active des mécanismes de tension et de contrôle, or physiologiquement l'érection est lié à la détente. L'hypervigilance peut donc perturber l'excitation et l'érection.

    Comment retrouver une sexualité sans pression ?

    Retrouver une sexualité plus libre passe souvent par une reconnexion au corps, aux sensations, à la présence, à l'amour de soi et à une sexualité moins centrée sur la performance.

    "Au lieu d’être invité à un mouvement ascensionnel, l'homme est ramené, non pas dans son corps (être), mais à ce que son corps produit (faire-avoir)."

    "Au lieu d’être invité à un mouvement ascensionnel, l'homme est ramené, non pas dans son corps (être), mais à ce que son corps produit (faire-avoir)."

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